Lecture analytique N 4, Neveu de Rameau : Conception du bonheur

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Lecture analytique N 4, Neveu de Rameau : Conception du bonheur

Message  lélou le Dim 1 Juin 2008 - 20:20

4 eme lecture Analytique : Deux conceptions du bonheur p 62 à 67 « Mais s’il en arrivait autrement, que feriez-vous? ... gens qui sont heureux sans êtres honnête »



Le Neveu de Rameau est une œuvre philosophique écrite par Diderot en 1782. Le livre est un dialogue en LUI (Jean François Rameau) et MOI (un philosophe qui pourrait être Diderot).Le passage relate deux conceptions du bonheur très différente.



1) Faites la structure du passage



Les deux Hommes parlent de richesse, lorsque LUI commence à s’imaginer une autre situation économique que celle qu’il a, MOI se moque de lui. Cette arrogance ne lui plait pas et il rétorque, il se dit le représentant de « la partie la plus importance de la ville et de la cour » ligne 35.Et que tout homme heureux est un matérialiste car rien n’est meilleur que boire un bon vin, se gorger de met délicats, se rouler sur de jolies femmes ; se reposer dans des lits bien mollets » et que tout « le reste n’est que vanité »ligne 51. MOI pose des questions, qui traduisent son indignation et poussent LUI à développer davantage ses idées, LUI se fait en quelque sorte l'avocat du diable et répond toujours par des phrases négatives ainsi que par l’anaphore « vanité », ils arrivent quand même à se mettre d’accord sur un point « MOI : La soirée n’est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée. LUI : Et pour moi aussi » ligne 100. Mais le débat reprend très vite car MOI pense qu’un homme honnête est un homme heureux alors que LUI ne pense pas qu’un homme honnête soit forcément un homme heureux. Le passage à étudier s’arrête avec des avis partagé sur la question, les personnages sont restés sur leurs positions. Le but du dialogue est peut-être d'amener le lecteur à se faire une opinion.
1. Conception du bonheur par Lui
2. Conception du bonheur par Moi





2) Dans les lignes 3 à 25, étudiez l’effet produit par le passage du conditionnel présent à l’indicatif futur, et du « je » à « nous »



Au début du passage LUI emploie le conditionnel car c’est une supposition, (s’il était riche que ferait qu’il ?) et le pronom personnel « je » car c’est de lui qu’il parle (il ramène tout à lui), « Je ferais comme tous les gueux revêtus, je serais le plus insolent maroufle, je leur rendrais bien les avanies qu’il m’ont faites »lignes 3 à 7. Par la suite utilise des verbe conjugués au futur de l’indicatif « je commanderai »ligne 7 « je leur dirais » ligne 9, ce qui signifie que cela va se réaliser, que c’est une certitude. A la ligne 13 LUI ne parle plus à la première du singulier mais à la première personne du pluriel « nous aurons des filles »ligne 13 « nous prouverons que de Voltaire est sans génie »ligne 17, il parle de lui et de toute la troupe villemorienne, il se met à rêver. L’effet produit par le passage du conditionnel au futur est que LUI prend son rêve pour la réalité.





3) Formuler la thèse de LUI à propos du bonheur, et montrez le cynisme du personnage.
Lui défend en quelque sorte un idéal du luxe et de richesse « Boire de bon vin, se gorger de met délicats ; se rouler sur de jolies femmes… »Ligne 49 (éloge de la sensualité), « qu’importe qu’on ait un état, ou non ; pourvu qu’on soit riche » ligne 64. Il défend les valeurs des aristocratiques LUI dit : « vous ne vous doutez pas que dans ce moment je représente la partie la plus importante de la ville et de la cour. Nos opulents dans tous les états ou se sont dit à eux-mêmes ou ne sont pas dit les mêmes choses que je vous ai confiées ; mais le fait est que la vie que je mènerais à leur place est exactement la leur. » Ligne 33, alors qu'il n'appartient à cette classe sociale, car il utilise du conditionnel pour imaginer comment il serait en homme riche « Je ferais …je serais »ligne 1. Il pense, que l'égalité dans le bonheur n'existe pas et que celui-ci n'est pas forcément associé à la vertu, « Mais la vertu, la philosophie sont elles faites pour tout le monde. » ligne 45. Les adjectifs « étrange » ligne 40, « romanesque» ligne 41, « singulière »ligne 42 et « particulier » ligne 43 confirment que LUI ne partage pas le même point de vue que MOI. D’après LUI seul les vices et la débauche sont un remède contre la tristesse et le malheur car « imaginez l’univers sage et philosophe ; convenez qu’il serait diablement triste »ligne 47.Le Neveu de Rameau est un personnage provocateur car il utilise l’anaphorique du terme « Vanité » aux lignes 53, 56, 63, et 72 pour contester les arguments du philosophe. Il excelle dans l'art de l’hypocrisie, du mensonge pour flatter les plus grands de ce monde « faire sa cour …servir leur vices ; approuver leurs injustices. Voila le secret. » Ligne 70, même s’il est immoral et lâche, il ne s’en cache pas et le dit tout haut. Il n'a nullement besoin d'amitié et de patriotisme pour satisfaire son bonheur « est ce qu’on a des amis ? Quand on en aurait (verbe au conditionnel), faudrait il en faire des ingrats ? » Ligne 56 En résumé il incarne un être cynique (il se moque de la moral et des convenance) et égoïste (il ne s’occupe que de lui et ne se soucis pas de sa famille , ni des autre en général)
4) Montrez que MOI défend les valeurs de l’honnête homme du XVIII e siècle.


Le philosophe est davantage attaché aux valeurs morales, en effet, il fait une différence, contrairement au Neveu, entre le plaisir éphémère « la partie qui s’émousse le plus vite » ligne 115 et le bonheur d’« une promenade avec un homme ou une femme chère à mon cœur ; passé quelques heures instructives avec mes enfants…. » Ligne 130. Mais il ne néglige pas le plaisir pour autant « J’ai un palais …presser ses lèvres des miennes … une partie de débauche, même un peu tumultueuse, ne me déplait pas » lignes 116 à 124.Pour MOI les instants simples sont les plus importants, tels que la générosité, l'altruisme (contraire de l’égoïsme), le sens des responsabilités ... Le bonheur réside donc dans les scènes de la vie courante et repose sur les valeurs du respect. MOI se réfère à l’ouvrage Mahomet de Voltaire (c’est l’histoire de Calas qui a été injustement accusé pour avoir tué son fils) en citant cette œuvre MOI dit qu’il aurait bien voulu comme Voltaire avoir réhabilité la mémoire de Calas, car il trouve cette action remarquable, et c’est cela qui le rendrait heureux. Puis il fait allusion à Hoop (héros d’un récit conté à Diderot), MOI veut mettre en évidence le bonheur d'un homme qui a été généreux « Ah, mon cher Rameau : cet homme regardait cet intervalle, comme le plus heureux de sa vie »ligne 150. Cette histoire défends ça conception du bonheur. En résumé pour MOI, l’homme honnête du XVIIIe siècles ne peut que êtres un homme heureux « LUI : « il faudrait donc être d’honnêtes gens ? » MOI : « Pour être heureux ? Assurément. » Ligne 163.

Le Neveu de Rameau défend une conception du bonheur fondée sur le profit et l’ascension social,alors que le philosophe prône cette conception sous la forme d’une morale sociale,dans le respect d’autrui.

lélou

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Date d'inscription : 01/06/2008

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