Lecture analytique n°3 (chapitre 4, page 152-153) [13/20]

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Lecture analytique n°3 (chapitre 4, page 152-153) [13/20]

Message  Admin le Dim 1 Juin 2008 - 18:09

1) Georges Duroy se rend comme prévu chez Forestier, ou il réussit à décrocher, grâce à un exposé brillant sur l’Algérie, un entretien avec monsieur Walter, le patron du journal, qui lui demande d’écrire son premier article pour le lendemain. Toutefois la rédaction de cet article pose pas mal de soucis au personnage qui décide d’aller demander un renfort à Forestier. Celui-ci lui recommande sa femme qui lui met sur pied un article en dix minutes. Duroy se rend ensuite au journal où monsieur Walter l’engage comme reporter.

Sur recommandation de madame Forestier, Georges décide d’aller rendre visite à madame Marelle. Il sympathise très vite avec cette dernière et avec sa fille ce qui lui vaudra le surnom de Bel-Ami.
Au retour d’un dîner avec entre autre les Forestiers, Georges Duroy embrasse madame Marelle. A la suite d’un amour passionnel entre les deux amants, Duroy est vite ruiné par les désirs de sa maîtresse et tout deux décident de ce séparer.
Après avoir été offensé par Charles Forestier, Georges décide de séduire la femme de ce dernier pour se venger. Dès le lendemain, il déclare donc son amour à madame Forestier. Mais celle-ci maintient qu’elle n’est disposée qu’à être son amie, jamais elle ne sera sa maîtresse. Elle lui conseille cependant de rendre visite à la femme de son directeur, madame Walter. Duroy obéit et la séduit par son esprit. La semaine suivante, Georges est nommé chef des échos.
En se rendant à un dîner organiser par madame Walter Georges se réconcilie avec madame Marelle.
Le ménage Forestier s’en va à Cannes à cause de l’état de santé critique de Charles.

Duroy défie un rédacteur signant du pseudonyme « La Plume » pour l’avoir injurié par des articles dénonçant ses pratiques.
2) On remarque dans ce passage que Georges Duroy passe du doute à l’épouvante grâce à plusieurs indices.
a) Tout d’abord les expressions qui se rapportent au thème du doute :
« fort nerveux » (p.152 ; l. 9), « Il avait très chaud dans ses draps bien qu’il fit très froid dans sa chambre» (p.152 ; l.13-14), « se tournant et se retournant » (p.152 ; l.15), « il avait encore soif » (p.152 ; l.18 ), « inquiétude » (p.152 ; l. 19), « battre follement » (p.152 ; l. 20), « oppressé » (p.152 ; l. 24), « trembler » (p.152 ; l.29), « doute » (p.152 ; l. 31).
b) Ensuite par une gradation (figure de rhétorique consistant en une succession d'expressions allant par progression croissante ou décroissante) :
« Et ce doute l’envahit, cette inquiétude, cette épouvante ! » (p.152 ; l.31-32).
c) Et enfin par les expressions qui se rapportent au thème de l’épouvante :
« s’il tremblait » (p.152 ; l.36), « s’il perdait connaissance » (p.152 ; l.36), « il se reconnut à peine » (p.152 ; l.41), la description de son visage qui reflète quelque chose d’épouvantable (p.153 ; l.1-2), « Entra en lui à la façon d’une balle » (p.153 ; l.3-4), « peut être mort » (p.153 ; l.5-6), « battre furieusement » (p.153 ; l.6), « visage creux qu’on les morts » (p.153 ; l.8 ), « blancheur des main qui ne remueront plus » (p.153 ; l.9).
Cependant il y a aussi la présence de phrases interrogatives qui concernent à la fois le doute et l’épouvante. Une partie de ces phrases sont énoncées au discours Direct (Par Georges lui-même) :
« Est-ce que j’aurais peur ? » (p.152 ; l.19), « Aurais-je peur ? » (p.152 ; l.26), « Peut-on avoir peur malgré soi ? » (p.152 ; l.30-31).
Tandis que l’autre partie est au discours indirect libre. On remarque que les phrases écrites au discours indirect libre sont presque toutes des phrases de condition (présence de la conjonction de subordination « si ») :
« Pourquoi n’avait-il pas choisi l’épée ? » (p.152 ; l.3-4), « Pourquoi son cœur se mettait-il à battre follement à chaque bruit connu de sa chambre ? » (p.152 ; l.20-21), « Si une force plus puissante que sa volonté, dominatrice, irrésistible, le domptait, qu’arriverait-il ? Oui, que pouvait-il arriver ? » (p.152 ; l.32-34), « Mais s’il tremblait ? Mais s’il perdait connaissance ? » (p.152 ; l.35-36).
Le doute est aussi marqué par des éléments couplés en opposition : chaud / froid, tournait / retournait, gauche / droite.

3) Les sentiments du personnage déclenchent plusieurs manifestations physiques importantes.
a) Il y a tout d’abord le cœur de Georges qui bât de plus en plus fort au fil du passage (« battre follement » p.152 ; l.20, « battre furieusement » p.153 ; l.6).
b) Ensuite, il y a le fait que Georges Duroy et toujours chaud (« très chaud dans ses draps » l. 13) ce qui entraîne une soif intarissable (« il but un verre d’eau » l.9-10, « il avait encore soif » l.18 ).
c) Et enfin, il y a les expressions du visage qui reflètent l’épouvante et même la peur (« Ses yeux lui parurent énormes » p.153 ; l.1, « pâle, très pâle » p.153 ; l.2, « visage creux » p.153 ; l.8, « blancheur des mains » p.153 ; l.9).

Conclusion : Cet extrait est fondé sur deux principaux sentiments ressentis par le personnage ; il s’agit du doute et de l’épouvante. Ces deux sentiments sont vécus par le personnage comme une grande épreuve avant le duel.
Au début du passage, Georges doute déjà. C’est ainsi qu’il finit par se voir perdre le duel et même mourir. Le personnage vit donc très mal la situation.

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